jeudi 9 août 2007

MES SOUVENIRS AVANT PROPOS




CARTE DE L'ORANIE




Ce blog raconte mon histoire et retrace une vie bien remplie qui a commencé en Oranie.

Une voie férrée qui zigzague d’une gare à l'autre, des oueds asséchés peuplés d’oliviers sauvages, une odeur désagréable de locomotive à vapeur, des vignes à perte de vue ou de l’alfa vers tous les horizons, des chênes liège sur les escarpements du relief, des douars couronnés de barbaries, une méditerranée et des plages imprégnées d’iode, des ânes, des moutons, des carrioles, des villages, écrasés de soleil et parfumés au fumier de cheval. Voilà l’Oranie de mon enfance, du fils de cheminot qui a suivi ses parents vers les gares qu’il fallait quitter tous les deux ans.
J’ai circulé en troisième classe dans les wagons qui sentaient le souk, en camionnette ‘’beni- mered ‘’, à pied la plupart du temps, quelques fois en autocar. J’ai pissé derrière l’église plus haut que mes camarades, j’ai chapardé dans les vergers des fruits gorgés de sucre au point d’en attraper la «cagarette».J’ai appris à nager tout nu dans la Tafna. Je me suis moqué du garde champêtre lorsque que j’ai pu le faire
J’ai fréquenté l’école de la République et celle des pères blancs: j’y ai appris la morale et le nouveau testament, les fables de la fontaine et le je crois en Dieu. J’ai été au pin sec le cœur gros, à confesse la peur au ventre et j’en suis revenu grandi. J’ai reçu de mon père, avec la bénédiction de ma Mère, quelques bonnes’’Roustes’’ (fessées). Voilà pour l’éducation : celle des enfants élevés à la campagne à une époque où les contraintes sociales n’étaient pas encore trop lourdes.
Il va sans dire, que je n’ai à aucun moment essayé de produire une œuvre littéraire, seulement occupé le temps libre de la retraite et laissé aux miens quelques anecdotes de l’entre deux guerres avec quelques mots de la-bà tirés de l’émigration.
Je demande pardon pour toutes les fautes d’orthographe que je laisse dans mon amusement. J’en vois beaucoup, mais le temps passe trop vite et Mr Roblès mon maître d'école, ne peut plus me garder au pain sec



Le Père, le grand père et l'arrière grand père : Polo



Polo à Blad Touariat en 1931 chez tata Jeanne: La soeur de mon grand- père

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Comme il était mignon et comme il est devenu!!! !
ton copain de montgolfier